Les différentes formes d’intervention à Montchat
L’arme principale des Petits Frères des Pauvres est la régularité de la présence bénévole. Mais leur action à Montchat prend différentes formes, pour répondre à la diversité des situations et des attentes.
1. Les visites à domicile : créer du lien, partager du temps
La visite demeure la pierre angulaire de l’engagement des bénévoles. Plusieurs fois par mois, des duos ou trinômes de bénévoles rendent visite à “leurs” personnes âgées dans leur logement. Parfois, la visite dure une heure autour d’un café ; parfois, on se promène au parc Chambovet ou dans les rues calmes du quartier. D’autres fois, il s’agit d’échanger des nouvelles, de regarder de vieilles photos, de discuter de tout et de rien.
- Une écoute inconditionnelle : l’objectif n’est ni de faire à la place d’autrui, ni de donner des leçons, mais d’offrir une oreille attentive, sans jamais juger.
- Une régularité porteuse : la présence hebdomadaire ou bimensuelle redonne un rythme à la semaine, attendue autant par le senior que par le bénévole.
- Des liens d’amitié réciproques : la relation évolue, devient intergénérationnelle, parfois quasi-familiale, ce qui redonne confiance et énergie aux seniors… et aux bénévoles eux-mêmes.
Ce dispositif de visites est accompagné d’un suivi par les coordinateurs de l’association, pour assurer la qualité et la sécurité des accompagnements.
2. Les temps collectifs : sortir, partager, s’épanouir
L’isolement, c’est aussi le manque d’opportunités de rencontres. L’antenne lyonnaise des Petits Frères des Pauvres organise donc, régulièrement à Montchat ou à proximité, des temps collectifs très diversifiés.
- Goûters conviviaux mensuels dans des salles du quartier ;
- Sorties culturelles : visites de musées, expositions, théâtre, cinéma ;
- Balades en groupe dans les espaces verts tout proches ;
- Ateliers créatifs (peinture, écriture, couture…) pour stimuler la confiance, la mémoire et la motricité ;
- Fêtes saisonnières : Noël, Pâques, été, anniversaires, et temps forts de la vie associative.
Ces moments ont un effet considérable : la convivialité aide à sortir du cycle de la solitude, ranime l’estime de soi, et permet de tisser de nouveaux liens même à un âge avancé.
3. Un soutien logistique et moral dans les moments-clés
Certaines périodes sont particulièrement difficiles : hospitalisation, perte d’un proche, crise sanitaire, déménagement. Les Petits Frères des Pauvres ne « lâchent » jamais une personne dans ces transitions. Les bénévoles veillent, proposent du soutien moral, guident dans les démarches et signalent au besoin d’autres acteurs : services de soins, assistantes sociales, CCAS du 3ᵉ arrondissement, Maison Lyon pour l’Emploi, etc.
Durant la crise sanitaire du Covid-19, l’association a redoublé d’efforts pour maintenir la relation : appels téléphoniques hebdomadaires, portage de courses, envoi de petits colis solidaires… Beaucoup de témoignages locaux rapportent qu’un simple appel a évité des situations de grande détresse (Petits Frères des Pauvres, 2020).