L’isolement des personnes âgées : comprendre l’ampleur locale
Selon une étude de la Fondation de France (2019), près de 12 % des personnes de plus de 75 ans en région Auvergne-Rhône-Alpes souffrent d’isolement relationnel sévère, c’est-à-dire n’ayant que rarement ou jamais de contacts avec leur entourage. À Lyon, plusieurs quartiers affichent un taux de vieillissement supérieur à la moyenne nationale : dans le 3, le 6 et le 8 arrondissements, près d’un habitant sur cinq a plus de 65 ans (source INSEE, 2020).
Cet isolement se traduit non seulement par une solitude ressentie, mais aussi par une marginalisation sociale. Les motifs ? Mobilité limitée, perte progressive du réseau social, éloignement géographique de la famille, peur de déranger, manque de ressources. La crise sanitaire a accentué ce phénomène : selon Les Petits Frères des Pauvres, en 2021, le nombre d’aînés lyonnais « en mort sociale » (sans aucun contact, ni familial ni amical) aurait doublé en deux ans.